Zig Zag Zoug
Présentation
La Garderie Zig Zag Zoug est ouverte depuis le 3 février 2003.
Elle accueille des enfants du lundi au vendredi, de 6h45 à 18h30. Elle est composée de quatre groupes éducatifs et d’un jardin d’enfants:
- La Nursery – petits trotteurs (10 places pour des enfants de 3 mois à 18 mois).
- Les trotteurs (14 places pour des enfants de 18 mois à 2,5 – 3 ans).
- Les Moyens (20 places pour des enfants de 2,5 – 3 ans jusqu’à l’entrée à l’école enfantine).
- Les Écoliers (52 places pour des enfants du cycle initial, réparties sur deux groupes).
En 2011, un jardin d’enfants a été créé dans ces nouveaux locaux, permettant de proposer 14 places de socialisation pour des enfants de 2,5 ans jusqu’à l’entrée à l’école.

Emplacement et contact
Horaires et fermetures
La garderie est ouverte de 6h45 à 18h30 du lundi au vendredi.
Elle ferme 3 semaines en été et 2 semaines en hiver.
Les enfants peuvent être inscrits sur la journée ou la demi-journée. Le minimum de temps de fréquentation est de 3 demi-journées, ceci afin de faciliter l’intégration de l’enfant.
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Une journée à la crèche
Le bon fonctionnement de la garderie nécessite le respect des heures d’arrivée et de départ.
Les arrivées tardives rendent plus difficile l’intégration d’un enfant aux activités qui ont déjà commencé. Comme le retard suscite la hâte, il empêche les parents et leur enfant de prendre convenablement congé les uns des autres afin que l’enfant laissé à la garderie puisse y rester dans les meilleures conditions.
Le départ devant également pouvoir se faire dans le calme, il est important de ne pas venir chercher son enfant à la dernière minute. Il est par ailleurs indispensable que les parents et les membres de l’équipe éducative aient le temps de communiquer.
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Nos spécificités pédagogiques
1. La pédagogie active
La pédagogie active a pour objectif de rendre l’enfant acteur de ses apprentissages, afin qu’il construise ses savoirs à travers des expériences pratiques.
Elle permet à l’enfant une liberté d’expression, de choix, une liberté d’être dans un cadre défini.
Il est acteur de son environnement et de son développement. Il peut proposer des solutions, des améliorations, des changements. L’enfant va à son propre rythme, sans pression de l’éducateur, qui lui laisse le temps.
L’enfant exprime ses émotions. Il apprend à gérer les conflits en verbalisant son désaccord, son manque d’envie de jouer, etc.….
L’éducateur est disponible si l’enfant le souhaite ou s’il ne trouve pas de solution dans la résolution de son conflit. Il assure avant tout la sécurité des enfants.
La pédagogie active fait aussi une belle part à la créativité, à l’imaginaire, au jeu, à l’observation, à la coopération, à la liberté de participer aux activités, sans que cela n’entraîne ni compétition ni jugement entre les enfants.
Dans les jeux et les activités créatrices, les éducateurs n’ont aucune attente du résultat. L’attention est portée à la démarche. Ils laissent l’enfant faire seul, l’accompagnent sans faire à sa place, voire le laissent ne rien faire. Cela nourrit sa confiance en lui, sa confiance en l’autre et renforce son estime de soi.
Les limites auxquelles nous sommes confrontés sont :
- Le rythme de la collectivité.
- L’espace (tout le matériel et tous les jeux ne peuvent pas être à disposition des enfants).
- Les règles de sécurité.
2. Le jeu libre
Pour les enfants, jouer librement est un moyen d’apprendre à être contact avec leurs pairs, à pratiquer les compétences physiques et intellectuelles nécessaires pour évoluer dans leur environnement culturel. C’est aussi un moyen d’apprendre à surmonter leurs peurs, à prendre leurs propres décisions, à créer et respecter des règles et à résoudre leurs problèmes par eux-mêmes.
Le jeu libre est effectivement le moyen qui permet à l’enfant de s’entraîner sans l’aide de l’adulte. Cependant son regard joue un rôle essentiel à ce moment-là. Il ne doit pas intervenir ni lui donner de directives, il se montre disponible. L’enfant se sent rassuré et encadré.
Lors d’interactions, les enfants s’exercent à négocier avec les autres, à gérer et surmonter l’angoisse engendrée par les conflits et développent leur empathie. S’essayant à de nombreuses activités, ils y découvrent aussi ce qu’ils aiment, leurs talents et leurs préférences. À travers ces expériences vécues, ils développent leurs apprentissages.
3. La Verticalité
La taille de la garderie, le nombre d’enfants accueillis et l’architecture des locaux nous offre la possibilité de travailler en collaboration avec tous les secteurs. D’un point de vue organisationnel, les équipes collaborent dans la prise en charge des enfants : surveillance de sieste, trajets des écoliers, ouverture, fermeture, partage des espaces, soirées parents et diverses fêtes.
Pourquoi avons-nous choisi de travailler « en verticalité » ?
Au niveau des enfants :
- Connaître tous les éducateurs facilite le passage d’un groupe à l’autre.
- Les plus jeunes sont stimulés par les plus âgés. Ces derniers apprennent à respecter le développement des plus jeunes.
- Les rencontres entre frères et soeurs sont favorisées par les moments communs.
Au niveau des éducateurs :
- Nous avons une meilleure connaissance collective de tous les enfants et une richesse dans les échanges et les observations.
- Le lien entre professionnels est facilité et de ce fait, il y a une meilleure cohérence institutionnelle ainsi qu’une entraide spontanée.
- Les tâches sont réparties entre tous les secteurs.
4. Les douces violences1, et comment les éviter
Ce sont des comportements, des actes ou des paroles qu’un adulte peut avoir envers un enfant, qui sont courants pour l’adulte, mais qui peuvent paraître insultants, blessants ou dévalorisants aux yeux de l’enfant. Ainsi, pour les différents moments de la journée, nous avons décliné notre manière de les éviter.
Par exemple :
- Nous respectons le temps des retrouvailles entre l’enfant et l’adulte qui vient le chercher. Nous intégrons l’enfant dans les échanges que nous avons avec ses parents. Nous ne parlons pas au-dessus de la tête de l’enfant. Nous évitons les transmissions essentiellement négatives, et mettons l’accent sur le positif. De plus, au moment où nous nous adressons à l’enfant, nous nous mettons à sa hauteur.
- Nous ne proposons pas trop d’activités à la fois pour ne pas mettre l’enfant devant un choix trop difficile. Nous n’obligeons pas l’enfant à participer une activité.
- Nous ne comparons pas les enfants entre eux. Nous évitons tout jugement ou dévalorisation.
- Nous ne forçons pas un enfant à goûter, mais nous l’encourageons.
- Nous appelons toujours les enfants par leur prénom, et non pas par des surnoms.
- Nous avertissons un enfant lorsque nous lui prodiguons un soin. Nous sommes disponibles pour lui lors de ce moment. Nous l’impliquons un maximum, nous lui parlons et nous lui expliquons nos gestes.
- Nous ne retirons pas le doudou ou la lolette dès que l’enfant arrive. Nous nous montrons souples pour l’utilisation de ces objets en dehors de la sieste.
- Nous ne réveillons pas un enfant qui dort. Chaque enfant se lève à son rythme, de façon échelonnée.
[1] Selon l’ouvrage de Christiane Schuhl (voir bibliographie)
5. Le langage
Nous utilisons un langage positif : nous trouvons une formulation positive plutôt que négative (par exemple : « marche » au lieu de « ne cours pas »). Nous mettons l’accent sur l’acte et non sur la personne (par exemple : « c’est interdit de taper » et non « tu ne dois pas taper »).
Nous ne faisons pas de chantage envers les enfants, cependant nous réagissons à un comportement inapproprié. Dans ce cas :
- Nous rappelons la règle de manière positive.
- Nous l’accompagnons dans une démarche plus adéquate en lui proposant une alternative.
- Ex : à la garderie, ce n’est pas permis de jeter du sable, les enfants peuvent en recevoir dans les yeux et ça fait mal, mais tu peux faire des trous avec la pelle dans le sable.
- Ex : est-ce que c’est difficile pour toi de jouer aux voitures en respectant les règles ? Dans ce cas, tu peux venir avec moi faire un puzzle.
- En cas de transgression répétée, nous demandons à l’enfant de réparer et nous l’accompagnons (retirer l’enfant en le prenant vers soi, ramasser des objets éparpillés, réparer un livre), puis nous reprenons la situation avec l’enfant afin de vérifier s’il a compris.
6. Les transmissions
C’est un moment d’échange et d’écoute entre l’enfant, son ou ses parents et l’éducateur.
Lors des arrivées, nous avons besoin d’échanger des informations avec le parent et l’enfant afin que celui-ci vive au mieux sa journée à la garderie. Lors des départs, l’enfant et l’éducateur font part au parent du déroulement de la journée (humeur, état d’esprit, relations, petits et grands progrès, activités, etc.) Nous relatons aussi aux parents une anecdote particulière, de même que nous essayons de répondre à leurs besoins, leurs questions et leurs attentes.
La transparence avec les familles nous permet de créer un lien de collaboration et de développer une confiance mutuelle.
7. L’absence de référence
L’ensemble de l’équipe éducative de chaque secteur a la référence de tous les enfants accueillis dans son groupe. L’enfant peut donc choisir l’adulte vers qui il veut aller selon ses affinités. Seulement lors de la période d’adaptation, une personne est mise en référence, car il est rassurant pour l’enfant de voir chaque jour le même visage et pour les parents de privilégier le contact avec une seule personne.
L’absence de référence nous permet également de passer le relais, d’avoir plus de recul, plus d’objectivité dans nos relations émotionnelles et de diversifier les regards sur chaque enfant.
8. Un rendez-vous «annualisé» avec les parents
Nous proposons un moment d’échange entre les parents, les enfants et l’équipe éducative au moins une fois par année. Nous demandons la présence des deux parents, de même que l’enfant. L’enfant est libre d’avoir une occupation durant nos échanges. Cet échange a pour but de transmettre aux parents et à l’enfant nos observations quant à l’évolution de l’enfant au sein du groupe, ses activités, ses relations et son développement. Nous sommes également à l’écoute des parents pour répondre à leurs questions, leurs sollicitations et leurs inquiétudes. Nous leurs posons également des questions, nous leur demandons des conseils pour mieux connaître leur enfant. L’enfant est invité à prendre la parole à tout moment ou simplement entendre la discussion. Si besoin, un rendez-vous supplémentaire peut être organisé à la demande des parents ou de l’équipe éducative.
En cas de parents séparés, nous définissons ensemble de quelle manière se déroulera le rendez-vous. Si les parents ne souhaitent pas venir ensemble nous avons la possibilité de faire deux entretiens. Nous sommes ouverts à la présence des nouveaux conjoints, pour autant que les deux parents soient d’accord.
En dehors de ces rendez-vous, nous proposons également ; une soirée de parents au printemps, par groupe, pour les parents des enfants qui vont commencer la garderie ou changer de groupe à l’été, un entretien administratif avec la direction (avant le début du contrat), un entretien en vue de l’adaptation avec un éducateur et un bilan après 6 mois maximum (Nursery, Trotteurs et Moyens).
9. Les projets
A la garderie, nous fonctionnons principalement autour de projets. Des projets de groupes comme des projets institutionnels, des projets pérennes comme des projets ponctuels. Le but de ce fonctionnement est de ritualiser certains moments ou d’en organiser d’autres de façon unique. Cela dynamise, renforce les liens et offre des espaces de créativité et de découverte aux enfants.
Parmi les projets institutionnels, nous avons la fête institutionnelle où nous invitons toutes les familles pour des activités et un pique-nique canadien un samedi en septembre, Youp’là bouge, où nous favorisons le mouvement à travers diverses activités, InsertH avec l’accueil d’une personne porteuse de handicap qui intègre l’équipe de cuisine, les carrés potager, qui décorent nos jardins et offre un espace de jardinage, ainsi que la boîte à livres, proposée à toutes les familles et le personnel institutionnel. Concernant les projets ciblés par groupe, nous avons la sortie nature, qui permet aux enfants de 16 mois à 4 ans de découvrir et d’explorer le monde de la forêt, les livres, afin que les enfants se familiarisent avec ces objets, les signes, qui soutiennent les paroles et encourage la communication avec le tout petits. Chez les moyens, le mouvement des aînés, qui vient nous raconter des histoires deux fois par mois, « tic, tac, touc écoute » qui sensibilise les enfants à l’écoute à partir de leur créativité sonore. A Kimal’é, Le café parent permet un espace d’échange et de soutien aux familles du quartier et chez les écoliers leur camp écos offre aux enfants qui terminent la garderie, un rituel de départ.
Ponctuellement, les équipes proposent des projets de sorties (cinéma, lac, bateau, …), des fêtes, des activités organisées en équipe et parfois même en collaboration avec les familles.
10. Le réaménagement des salles et des jeux
Il est important que les enfants redécouvrent périodiquement les jeux et les espaces. Les éducateurs proposent peu de jeux en même temps, mais ils les renouvellent régulièrement. Cela permet de changer les dynamiques, d’éveiller le sens de la découverte et l’imagination.
Afin que les enfants ne soient pas déstabilisés, les éducateurs en discutent avec eux et leurs proposent de participer au réaménagement.
11. Les espaces privilégiés pour le personnel
Nous proposons deux espaces de ressource et de réflexion pour le personnel de Zig Zag Zoug.
Une fois par année, toute l’institution participe à un samedi pédagogique. Cette journée de travail nous permet d’affiner nos réflexions pédagogiques, de dresser un bilan de l’année écoulée et de vivre en groupe dans un contexte différent du cadre professionnel quotidien.
Un temps de régulation pour parler des difficultés de collaboration ou de communication est également proposé. Dans un cadre défini, elle peut se faire soit à deux, soit avec la direction, soit avec tout le personnel lors d’un colloque. Cette démarche nous apprend à mieux nous connaître, à entendre l’autre et nous aide à parler de notre ressenti. La régulation peut aussi être une étape dans notre remise en question individuelle et/ou collective.
En tout temps, une bibliothèque ainsi que divers documents institutionnels sont également à disposition du personnel.
12. Les perturbateurs endocriniens
Les perturbateurs endocriniens1 peuvent avoir des effets néfastes sur la santé et ils sont présents dans de nombreux produits du quotidien, principalement dans le plastique.
Etant sensibles à la santé des enfants et suite aux dernières recherches faites sur le sujet, nous avons revu notre matériel institutionnel afin de le rendre le plus sain possible.
Progressivement, nous avons changé les jeux des enfants, afin de supprimer le plastique et le remplacer par le bois, le tissu, le métal. Les bacs de rangement sont également revisités, tout comme la vaisselle et les produits de soin (change, solaire, lingettes, couches, …). Notre réflexion ainsi que notre prise en charge tient dorénavant compte de cet aspect.
[1] Selon la brochure des perturbateurs endocriniens de l’Etat de Vaud (voir bibliographie)
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